RETOUR EN IMAGES SUR LES TRAVAUX DE RESTAURATION DANS LA FORÊT DE VERRIÈRES

Dans le cadre de la réglementation sur les espèces protégées, les maîtres d’ouvrage se sont engagés à restaurer quatre parcelles situées à proximité du tracé, au Bois de la Béguinière et au Bois du Carreau, qualifiées de « dégradées ». Le projet de restauration a été validé par le Conseil National de la Protection de la Nature.

Ces aménagements visent à compenser les impacts écologiques du projet Tram 10 sur les habitats des espèces protégées. Ils consistent à créer de meilleures conditions d’habitat et de reproduction pour la faune locale en diversifiant les milieux boisés actuels.

 

Les îlots de vieillissement sont des parcelles de forêt, délimitées par une clôture, où l’on laisse les arbres grandir, vieillir, mourir et se décomposer sur place sans intervention. Plus hauts et plus gros, les arbres deviennent alors plus attractifs pour les espèces forestières (chauves-souris, pics, insectes…). Sans intervention humaine, on laisse le temps à la forêt de développer des habitats que l’on peut habituellement trouver dans une forêt plus naturelle.

La création de ces ilots vise à augmenter la diversité des essences forestières (frêne, érable, merisier, charme…), en plus du chêne déjà très présent. La régénération naturelle des essences sera favorisée (cela passe par quelques coupes d’arbres, afin d’éclaircir et de redonner un peu de lumière au sous-bois) et pourra être complétée par des plantations d’essences manquantes. Ces îlots sont protégés par des clôtures.

La création de ces îlots consiste à créer des puits de lumière dans la forêt afin d’offrir des habitats de reproduction favorables aux oiseaux tels que le pouillot fitis. La forêt actuellement haute, homogène et fermée du bois de la Béguinière est un habitat qui ne convient pas à ces oiseaux qui vivent dans des forêts plus « jeunes ». Les aménagements consistent donc à éclaircir la forêt, par coupe (50 % des arbres de ces ilots environ) et à planter quelques arbustes et nouvelles essences.

L’ouverture de la canopée, en redonnant de la lumière au sous-bois, permet également le développement des strates herbacées (désigne toutes les plantes qui s’apparentent à l’herbe), très peu présentes dans le bois de la Béguinière jusqu’alors.

Ces aménagements consistent à créer, par creusement dans le sol, des milieux humides temporaires permettant le développement d’une certaine flore et la reproduction des amphibiens (tritons notamment). Les mouillères ou « dépressions inondables » ne sont pas des bassins d’ornement. Leur niveau d’eau varie en fonction des saisons, de la pluviométrie, et la faune présente n’y est pas la même selon le niveau de dépression du bassin.

Ces aménagements consistent à créer ou restaurer les « bordures » de la forêt, zones de transition entre les espaces ouverts au public (routes, chemins, clairières), et les îlots de vieillissement et de diversification. Ces lisières offrent des ressources nutritives pour la faune (oiseaux dont pouillot fitis, chauves-souris, mammifères).

Des clairières (espaces ouverts sans arbre), sont aménagées notamment le long de la route du Piquet et des lisières forestières. Avec une végétation similaire à celle des prairies, elles offrent des espaces d’habitat favorables pour les insectes, constituant des zones d’alimentation pour l’avifaune et les chiroptères.
Ces espaces seront équipés de cheminements pour le public.

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Tram 10

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